Les guerres de Vendée ne sont pas terminées

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Créé sur Par Baptiste Detombe

Guerre de Vendée, une broutille?

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« En ces temps, la France eut des victimes / mais la Vendée eut des martyrs ». Ces mots sont ceux de Victor Hugo dans son ode A la Vendée écrite en 1826. Il aura fallu tout le talent de l’immense écrivain pour résumer, en deux vers, le destin tragique de la Vendée militaire pendant la Révolution français. Balayée par les troupes républicaines, la déroute de l’armée catholique et royale en 1793 ne signe que le commencement de massacres de grande ampleur. Entre 1794 et 1796, les colonnes infernales se rendent en effet responsables d’exactions envers les Vendéens que d’aucuns qualifieraient de génocide. Cette période de l’histoire nationale n’est pas anodine : il s’agit de l’épisode fondateur de la République en France. Or, des lignes de continuité se dessinent entre les années 1790 et notre époque contemporaine, comme si, finalement, les guerres de Vendée n’avaient jamais été aussi actuelles.

Récit.

 

L’échec de l’armée catholique et royale

 

Le terme controversé de « génocide vendéen » fait référence aux guerres de Vendée pendant la période révolutionnaire. Celles-ci ont eu lieu entre 1793 et 1796, à la suite du soulèvement vendéen contre le gouvernement de la Convention nationale. Pour appréhender correctement la nature véritable de ce conflit, un rappel chronologique des faits s’impose.

1789 est la date à laquelle on fait débuter ce qu’on appelle communément la Révolution française. Toutefois, ce terme renvoie à des réalités diverses. La période révolutionnaire est très hétérogène et peut difficilement être appréhendée comme un bloc uniforme. Ainsi, si les premiers troubles sociaux qui éclatent au printemps 1789 relèvent de l’insurrection populaire, et sont soutenus par une grande majorité de la population, le mouvement qui s’ensuit est d’une toute autre nature. Dès septembre 1791, et le début de la monarchie constitutionnelle, les fractures qui scindent le royaume prennent de l’importance et préfigurent les massacres à venir. Celles-ci s’accroissent en 1792, lorsque l’élection d’une Convention nationale abolit la royauté et fonde la République. Ce changement constitutionnel, véritablement révolutionnaire, consacre l’autonomisation d’un mouvement minoritaire d’inspiration républicaine et jacobine, conduit par quelques leaders, tandis que la plus grande partie de la population française, encore favorable à la monarchie et attachée à la figure du monarque, est entraînée dans une dynamique qu’elle ne souhaite ni ne comprend. L’exécution du roi Louis XVI en janvier 1793 n’arrange pas les choses. La légitimité du nouveau pouvoir central est alors extrêmement faible. Dans le même intervalle de temps, des manifestations paysannes ont lieu un peu partout en France, s’opposant au tournant républicain du pays. Elles sont généralement sévèrement réprimées. Les foyers de contestation les plus sévères sont assez localisés, et se concentrent particulièrement dans l’Ouest (Bretagne, Normandie, Vendée, Mayenne, Anjou, Maine), ce que l’on désignera plus tard sous le nom de « chouannerie ».

 

Ce changement constitutionnel, véritablement révolutionnaire, consacre l’autonomisation d’un mouvement minoritaire d’inspiration républicaine et jacobine

 

La rupture provient principalement de la levée en masse décrétée par la Convention nationale en mars 1793. A l’Ouest, cette participation imposée à l’armée révolutionnaire n’est pas acceptée du tout. Les contestations sont très sévères, et les premières émeutes importantes débutent. Des affrontements entre paysans royalistes et soldats républicains éclatent dans différents départements : de nombreuses victimes sont faites. Les « patriotes » sont globalement mis en déroute, et reculent face à ce mouvement de résistance inopiné. Rapidement, les différentes insurrections se rassemblent et se coordonnent. Une armée se forme, dirigée par les nobles locaux. Celle-ci prend le nom d’ « armée catholique et royale », et compte entre 40 000 et 60 000 hommes. Elle défend ce qui devient la « Vendée militaire », c’est-à-dire un territoire qui comprend la Vendée actuelle, le sud de la Loire-Atlantique, le sud-ouest de l’Anjou, et le nord-ouest du Poitou. Cette parcelle de territoire, sécessionniste, compte 735 communes et 755 000 habitants.

Dans un premier temps, l’armée catholique et royale enregistre une série de succès inattendus. Elle contrôle un territoire un peu plus large qu’un département, dans lequel elle rétablit quelques anciennes pratiques catholiques et réinvestit ses prêtres. Ses officiers lancent plusieurs campagnes militaires, pour la plupart victorieuses. Les Vendéens reprennent ainsi Saumur le 9 juin, et surtout Angers le 18. L’armée catholique et royale menace alors de prendre Tours, et de marcher sur Paris. Face au péril, la Convention nationale lève une nouvelle armée de 100 000 hommes. Cette nette supériorité numérique est inefficace dans un premier temps, et les insurgés Vendéens reprennent la ville de Laval le 23 octobre. Ces derniers continuent à monter plus au nord, jusqu’à Granville en Normandie. Les troupes républicaines y remportent une victoire décisive et stoppent net la marche en avant contre-révolutionnaire. En parallèle de ces manœuvres, le long de la Loire, l’armée catholique et royale se casse les dents sur la ville de Nantes et essuie des pertes importantes. La faible structuration du mouvement vendéen commencent à nuire aux opérations, et les divisions de ses chefs également. Les ripostes républicaines portent leurs fruits, et la reconquête se fait par petits pas. La situation n’est plus qu’une lente descente aux enfers pour les Vendéens, jusqu’au désastre de la bataille de Savenay, le 23 décembre 1793. Les derniers insurgés y sont massacrés par les troupes républicaines ; c’est la fin de l’armée catholique et royale et de l’incroyable épopée vendéenne.

 

L’anéantissement systématique des Vendéens

 

La mise en déroute de l’armée catholique et royale, puis sa dissolution, à la fin de l’année 1793, ne signifie pourtant par la fin des hostilités. Entre janvier 1794 et mars 1796, la Convention nationale donne des ordres très clairs afin de « détruire la Vendée ». Dans la pratique, des massacres d’une rare violence ont lieu, dont le caractère idéologique, systématique, et déshumanisant s’apparente à un crime contre l’humanité, dans l’acceptation contemporaine de la formule. Alors qu’aucun péril ne menace plus la Révolution, le gouvernement en place invente ce qu’il faut bien appeler le « terrorisme d’Etat ». Les exactions qui ont lieu sont planifiées et orchestrées par la Convention nationale, qui émet une série de décrets qui motivent les massacres. A commencer par le plus emblématique d’entre tous, celui du 1er août 1793, qui prescrit le meurtre des hommes, la déportation des femmes et des enfants, la destruction du territoire, et enfin la confiscation de tous les biens vendéens. Quelques mois plus tard, le 1er octobre, un nouveau décret va encore plus loin et réduit les hommes, femmes et enfants vendéens à des « brigands ». Un de ses articles stipule, mot pour mot, « l’extermination » des « brigands de l’intérieur » afin de mettre fin à « l’exécrable guerre de Vendée ». Le même jour, Bertrand Barrère appelle dans un discours à la Convention à « détruire la Vendée ».

A partir de janvier 1794, un général de la Révolution française, Louis-Marie Turreau de Lignières, décide de lever les « colonnes infernales » afin de détruire la Vendée militaire. Il s’agit de colonnes militaires, au nombre de douze, composées de soldats révolutionnaires, chargées de mettre en œuvre le plan « d’anéantissement de la Vendée ». Pendant 4 mois, ces corps expéditionnaires se livrent à des exactions dont le niveau de violence sera rarement atteint par la suite dans l’histoire. Les moyens de destruction utilisés sont proto-industriels, et visent à anéantir le plus grand nombre de Vendéens possibles. Les fours à pain sont ainsi utilisés pour brûler vif les villageois. Dans d’autres villes, comme à Nantes, les hommes, les femmes et les enfants sont mis à nu, liés entre eux, puis chargés à bord de bateaux qui sont ensuite coulés dans la Loire. A mesure que le temps passe, la barbarie est poussée encore davantage : aux Ponts-de-Cé, les victimes sont écorchées vives, puis leur peau est réutilisée afin d’en faire des sacs ou des vêtements pour les soldats révolutionnaires. A Clisson, la graisse des Vendéens est utilisée pour fabriquer du savon. Enfin, sur l’île de Noirmoutier, fut mis en place le premier processus concentrationnaire de l’histoire moderne : l’armée républicaine entassa en effet les milliers de Vendéens présents sur l’île autour et dans l’église de la ville. Une fois les « brigands » regroupés entre eux -prêtres, hommes, femmes et enfants compris- des groupes de 60 furent extraits tour à tour puis fusillés sur la plage. Cette mécanique dura 2 jours, sans connaitre d’interruptions, conférant à l’anéantissement de ces milliers de Vendéens un caractère systématique.

 

Aux Ponts-de-Cé, les victimes sont écorchées vives, puis leur peau est réutilisée afin d’en faire des sacs ou des vêtements pour les soldats révolutionnaires

 

Plus largement, le caractère systématique des massacres ne peut être nié de bonne foi. Le général de brigade Louis Grignon, qui dirige la 3ème colonne infernale, écrit ainsi au général Turreau, au sujet de son avancée : « nous en tuons [des Vendéens] plus de 100 par jour ». De même, le général Huché, à la tête de la 12ème colonne, écrit lui aussi, dans une lettre à propos de son passage dans la ville de La Verrie, avoir fait « passer au fil de la baïonnette tout ce que j’y ai trouvé ». Au final, les estimations les plus sérieuses démontrent que près d’un quart du peuple occupant alors le territoire de la Vendée militaire est mort lors des années de guerre. Le dernier décompte, réalisé par l’historien Jacques Hussenet, estime cette proportion à 22%. Parmi ces victimes, les colonnes infernales seraient responsables à elles seules de près de 20 000 à 50 000 morts selon les dernières études (tout cela alors que l’armée catholique et royale n’existait déjà plus).

S’il fallait une preuve supplémentaire du caractère génocidaire de cette période, il suffit de se pencher un peu sur la littérature républicaine. Les Vendéens sont réduits à une « race scélérate », et déshumanisés. Tout est fait pour les animaliser, et nier l’essence du peuple vendéen : « bêtes maudites », « troupeaux de porcs ». Camille Desmoulins, avocat et journaliste, grande figure de la Révolution, ami de Robespierre et Danton, ne comprend pas comment « on peut condamner à mort sérieusement ces animaux à face humaine ». Les mêmes procédés que ceux utilisés pour les Juifs par les nazis sont employés par les républicains pour les Vendéens : déshumanisation totale de l’opposant, réduit à un groupe homogène, stable et animalisant.

En 2017, un diplomate et juriste français, l’énarque Jacques Villemain, publie un livre charnière sur le sujet : Vendée, 1793-1794. Haut-fonctionnaire du Quai d’Orsay, il a été en poste pendant des années à la Cour internationale de justice à La Haye, où il a travaillé sur le génocide rwandais. Or, dans son livre, il déplace les guerres de Vendée du terrain historique au champ juridique. Il applique à ces événements des critères de lecture tout à fait objectifs, que sont ceux du droit pénal international. Ses conclusions ferment définitivement la porte au débat. Aux yeux de la jurisprudence établit après 1945, les crimes commis en Vendée correspondent en tout point à un génocide. Les Vendéens constituaient bien un peuple stable et homogène, vivant sur un territoire connu (la Vendée militaire), et dont le système de valeurs divergeait avec celui de l’Etat central. Les ordres données par la Convention nationale et tels qu’ils ont été exécutées par les colonnes infernales sont parfaitement éligibles dans les catégories de crimes de guerre et de crimes contre l’Humanité.

 

Aux yeux de la jurisprudence établit après 1945 les crimes commis en Vendée correspondent en tout point à un génocide

 

L’actualité brûlante du génocide vendéen

 

La période 1793-1796 est une zone noire dans le passé républicain, mais plus largement dans l’histoire de France. Les travaux les plus récents indiquent que ces trois années de guerre, marquées un crime de génocide, ont fait entre 150 000 et 190 000 morts, dont l’immense majorité se compose de Vendéens. Ce lourd bilan est supérieur à la somme des victimes de toutes les révoltes et les troubles sociaux de l’Ancien Régime.

Plus le temps passe, et plus la réalité du génocide des Vendéens est acceptée. Si l’historiographe contemporaine ne fait pas encore consensus sur le sujet, les crimes de guerre et les massacres ne sont plus niés ; seul le caractère exterminateur et systématique est parfois exclu. Cet épisode est pourtant d’une importance capitale, et est d’une brûlante actualité. Les guerres de Vendée ne sont en effet pas qu’un simple objet historique, mais constituent l’épisode fondateur de notre République, et à ce titre sont toujours éclairantes pour notre présent. Il est une profonde continuité entre cette époque et la nôtre.

La première conclusion qui s’impose, valable aujourd’hui comme hier, c’est la privatisation permanente du pouvoir en France. Dans les années 1790, non-content d’être le fait d’une minorité agissante, la Révolution a imposé le gouvernement de la Convention nationale et l’abolition de la monarchie au plus grand nombre. La proclamation de la République s’est faite contre l’opinion de l’extrême majorité de la population, qui ne la souhaitait pas, et au prix d’une violence et d’une répression incroyable. La destruction de la Vendée militaire, et la déshumanisation de son peuple, s’inscrit dans ce processus : puisque la légitimité du pouvoir est inexistante, elle se voit imposée par les armes. La suite des événements perpétuera la domination d’une minorité républicaine et jacobine, toute acquise à la cause du progrès et du libéralisme, sur l’Etat. Tous les ressorts institutionnels légaux seront mis en place pour limiter l’expression populaire : la première constitution de 1791 prévoit le suffrage censitaire masculin et le suffrage indirect, et donc la mise en place d’un collège électoral qui se limite à une minorité aisée et nullement représentative de la diversité électorale. Les premières assemblées élues ne représentent personne. Le Directoire suit cette trajectoire : il maintient le suffrage censitaire et exclut de la représentation nationale le peuple démos.

 

La première conclusion qui s’impose […] c’est la privatisation permanente du pouvoir en France

 

Or, en 2020, nous en sommes toujours là. Le pouvoir est toujours privatisé par la même minorité acquise aux idées du libéralisme et du progrès. De nouveaux ressorts institutionnels ont été trouvés afin de supprimer le souveraineté populaire. Le gouvernement de la macronie ne représente qu’une minorité privilégiée de la population. Il n’y qu’à regarder l’Assemblée nationale pour le comprendre. Lors de l’élection présidentielle de 2017, le vote en faveur de Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et Nicolas Dupont-Aignan, que l’on peut réduire au vote protestataire, réunissait 45,6% des suffrages, quasiment la moitié du corps électoral. Or, aux élections législatives qui ont suivi, ces trois partis réunis ne font élire que 26 députés, soit 4,5% de la représentation nationale. Autrement, dit la moitié de la population française n’est pas représentée au parlement, car la scrutin majoritaire a été privilégié sur la scrutin proportionnel. Si cela ne suffisait pas à convaincre, il serait pertinent d’évoquer les dernières élections européennes. Le taux de participation y était de 50,5% : encore et toujours, nos députés français au Parlement européen ne représentent que la moitié de la population. De plus, en dehors des temps d’élection, les Français ne sont jamais consultés sur les grandes décisions de la politique nationale : il n’y a eu qu’un seul référendum ces vingt dernières années, celui sur le projet de constitution européenne en 2005, et son issue n’a même pas été respectée ! Le récent mouvement des Gilets jaunes a exprimé ce malaise démocratique ; c’était l’avant-garde de la demande d’un peuple démos qui veut reprendre en main son destin. Une des principales revendications du mouvement était le référendum d’initiative citoyenne (RIC). Pour quel résultat ? Aucun changement dans la politique nationale, une arrogance inadmissible de la part du pouvoir et des médias, et une répression policière qui n’avait plus été vue depuis 50 ans. Pour rappel, à l’issue des manifestations Gilets jaunes, on compte 11 morts, des milliers de blessés, et des mutilations en tout genre (œil crevé, mains arrachés, …). Pourtant, en plus d’avoir amené un peu moins d’un million de Français dans la rue à son apogée, ce mouvement social était largement soutenu par la population : il est parti avec 75% de soutiens, il a fini avec 50%. Il représentait donc vraiment le peuple de France.

Les guerres de Vendée et le mouvement des Gilets jaunes avaient le même ressort : le manque de légitimité du pouvoir en place et la volonté de reprendre en main son destin. La Convention nationale comme le gouvernement macronien ne représentent qu’une minorité du pays, mais imposent pourtant leurs idées à la majorité. C’est une tendance lourde et longue dans l’histoire de notre République. Les paradoxes s’y multiplient : la 3ème République est anticléricale alors que le pays est majoritairement catholique et attaché à l’Eglise, la 4ème République consacre le règne des partis et l’instabilité gouvernemental alors que le peuple avait exprimé son ras-le-bol du parlementarisme, et enfin la 5ème République permet l’élection d’un parlement en 2017 qui exclut la moitié du corps électoral de la représentation nationale. De plus, il aura fallu attendre 1944, la Résistance, et De Gaulle, pour que les femmes se voient octroyer le droit de vote ; ce qui est proprement hallucinant dans une démocratie occidentale. En France, la République n’a pas amené la démocratie, mais consacre au contraire, selon l’expression de Jacques Julliard, le « despotisme d’une minorité légale ». De 1791 à 2020, en 230 ans de républicanisme, un seul homme a été en mesure de redonner le pouvoir au peuple français : le général De Gaulle. En créant la 5ème République et en instaurant l’élection du président au suffrage universel, De Gaulle a supprimé le monopole des partis sur le pouvoir exécutif et rétablit la souveraineté populaire. De plus, lors de sa présidence, le libérateur de la France consultait régulièrement la population à travers la pratique référendaire, et a été le seul à le faire.

 

En France, la République n’a pas amené la démocratie

 

La dernière conclusion que l’on peut tirer de l’épisode des guerres de Vendée, et qui fait écho à notre époque, c’est la tension idéologique inédite entre deux mondes. La minorité républicaine et jacobine, acquise aux idées des Lumières, du progrès, de la modernité, est incapable de comprendre les ressorts de la majorité paysanne, monarchiste et conservatrice. Le génocide vendéen est l’aboutissement physique et réel de l’affrontement entre deux camps inconciliables. En 2020, encore une fois, nous en sommes toujours là : la minorité inclue, acquise au libéralisme, à la modernité et héritière des Lumières, ne comprend toujours pas le pays réel, qui demande plus de démocratie, la protection de l’identité française et la pérennité de la famille comme cellule-souche de la société. Le mépris dont fait preuve l’élite actuelle envers les classes moyennes et populaires est caractéristique de leur détachement total des problématiques qui touchent les plus faibles.

Les Gilets jaunes n’étaient qu’un avertissement, en attendant pire : la mémoire des Vendéens raisonne dans les pas du peuple français. Notre République se révèle toujours incapable de produire une légitimité suffisante au pouvoir en place : deux siècles après ces tragiques événements, les guerres de Vendée ne sont toujours pas terminées. 

 

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