Yémen : les crimes de la France

4.2
(6)

A moins d’être un spécialiste chevronné du Moyen-Orient, le mot « Yémen » n’évoque pas forcément grand-chose. On voit à peu près où cela se situe, on sait qu’il y a une guerre, dont on connaît éventuellement quelques acteurs, mais cela reste lointain et peu parlant, pour un pays qui n’a fait la Une en France que lors du Printemps arabe de 2011, durant lequel la population a renversé son « président », Ali Saleh, en place depuis plusieurs décennies. Pourtant, tout change à partir d’octobre 2018, lorsque le journaliste saoudien Jamal Khashoggi, opposant au régime monarchique de son pays, est violemment assassiné par ce dernier, faisant pleuvoir les critiques de l’Occident envers l’Arabie Saoudite et donc, par conséquent, les actions de celle-ci dans le cadre de la Guerre civile yéménite dont elle est un des acteurs principaux. Six mois plus tard, le 15 avril 2019, l’ONG et média d’investigation en ligne Disclose publie une enquête intitulée Made in France (1) dans laquelle sont révélés des documents classés « Confidentiel Défense » datés de septembre et octobre 2018, qui prouvent que l’Etat français est informé du fait que les armes qu’il vend à l’Arabie Saoudite sont utilisées dans les bombardements réalisés au Yémen, notamment sur des populations civiles. La Ministre des Armées d’alors, Florence Parly, invitée dans plusieurs grands médias à justifier ces ventes d’armes, fit ce que la Macronie sait faire de mieux, c’est-à-dire bégayer, être évasive, pour finalement ne convaincre personne (2). L’heure est venue pour Gavroche de revenir sur ce conflit méconnu qu’est la Guerre civile yéménite, ses acteurs, ses enjeux, et, surtout, essayer de comprendre le rôle flou et lointain mais non moins important joué par la France.

 

Le Yémen, éternelle poudrière de la péninsule arabique

Le Yémen a toujours été une véritable poudrière. Depuis le XXème siècle, la guerre est presque plus une constante que la paix pour ce pays peu avantagé sous plusieurs aspects. Géographiquement parlant, le Yémen est non seulement désertique, à l’instar de ses voisins, mais possède aussi une activité industrielle quasiment inexistante et des réserves en ressources gazières et pétrolières relativement faibles, ce qui en fait de loin le parent pauvre de la péninsule arabique. Son seul atout est sa position sur la route du Canal de Suez, qui a permis le développement du port et de la ville d’Aden, au Sud du pays. Même avant la guerre, près de 90% des denrées alimentaires et sanitaires étaient le fruit d’importations (3). En ce qui concerne sa politique et sa population, l’adjectif « uni » serait le dernier à venir à l’esprit pour qualifier cet Etat de la taille de la France. Historiquement, bien que la région soit un bassin de civilisation antique extrêmement riche, les frontières actuelles du Yémen ne correspondent à rien, si ce n’est le partage colonial du territoire entre l’Empire Ottoman au Nord et l’Empire britannique au Sud au début du XXème siècle. D’ailleurs, le Yémen moderne est un Etat très jeune, puisqu’il n’existe que depuis 1990 et l’unification du Yémen du Nord, indépendant depuis la chute de l’Empire Ottoman, avec le Yémen du Sud, sous domination anglaise jusqu’en 1967, puis soutenu par l’URSS car de régime marxiste, jusqu’à l’écroulement du bloc soviétique. Ainsi, le sentiment d’appartenance à une Nation yéménite est très faible au sein de la population, les attaches étant plutôt d’ordre ethniques ou religieuses. La majorité des yéménites sont de confession sunnite chaféite, mais, au Nord, le territoire a toujours été sous domination zaydite, une branche de l’Islam souvent rangée avec le chiisme, mais qui est en réalité très différente des courants chiites que l’on retrouve en Iran par exemple, et qui, théologiquement, se positionnerait entre chiisme et sunnisme. Déjà durant la domination ottomane, les zaydites avaient réussi à garder une certaine autonomie territoriale, grâce au régime monarchique de l’imamat zaydite, autonomie conservée malgré l’avènement de la République arabe du Yémen en 1962, en réalité une dictature militaire (4).

 

Les origines du conflit : union forcée et marginalisation des peuples

Si les relations étaient assez cordiales entre Yémen du Nord et Yémen du Sud depuis lors, c’est en fait la réunification des deux Yémen en 1990 qui va mettre durablement feu à cette poudrière. En effet, alors que cette unification n’avait pour objectif géopolitique que de symboliser la fin de la Guerre froide dans le monde arabe, celle-ci va mécontenter les zaydites au Nord, de plus en plus marginalisés, les menant à créer le mouvement politique armé houtiste pour défendre leurs intérêts, ainsi que les sud-yéménites, grands perdants de la centralisation du pouvoir à Sanaa. Même si une tentative d’incorporation des dirigeants marxistes du Sud a été réalisée, leurs divergences avec les unionistes étaient beaucoup trop fortes, menant à une première guerre civile en 1994 ayant pour but l’indépendance du Yémen du Sud, faisant entre 6 000 et 10 000 morts (5). Celle-ci laissera un immense vide politique, économique, social et culturel, un vide rempli par l’avènement durable de l’islamisme dans de nombreuses régions du Sud et de l’Est du pays à partir de 1998, en l’occurrence l’organisation AQPA, plus connue sous le nom de Al-Qaïda au Yémen (6). Dans le même temps, les relations entre le gouvernement central et les Houtistes (donc la branche armée du zaydisme) n’ont fait que se détériorer. En effet, Sanaa avait décidé de soutenir la guerre contre le terrorisme des Etats-Unis pour obtenir de l’aide dans la lutte contre Al-Qaïda. Or, les Etats-uniens considérant les Houtistes comme un groupe terroriste, la rupture était inévitable. Une première offensive du pouvoir central en 2004 fait entre 7 000 et 8 000 morts, mais n’aura finalement que pour seule conséquence de renforcer les positions et les convictions du mouvement (7). Le point de non-retour interviendra en 2011, avec l’échec de la transition démocratique du pays suite au Printemps arabe, et le remplacement du Président Ali Saleh, d’origine zaydite, par Abdrabbo Hadi, de confession sunnite et réputé proche des Saoudiens et des Etats-Unis. Celui-ci met fin aux subventions étatiques sur les carburants et réprime violemment les manifestants zaydites, menant à une alliance entre les forces armées Houtistes et les militaires restés fidèles à Saleh. Celle-ci déferle sur le pays à partir de juillet 2014 et s’empare de la capitale 3 mois plus tard (8).

 

La Guerre civile, désastre social et humain avant tout

Revenir point par point sur les événements qui ont marqué ce conflit long de 6 ans maintenant aurait peu d’intérêt, tant celui-ci s’enlise et semble interminable. D’ailleurs, pendant longtemps, la situation a été extrêmement confuse, même pour les ténors incontestés de la géopolitique internationale que sont les Etats-Unis, qui ont jusqu’à fin 2014 laissé le champ libre à l’avancée houtie, la voyant comme leur meilleure possibilité de freiner le développement des mouvements islamistes au Yémen, avant de rétro-pédaler début 2015, s’étant rendus compte que les Houtistes pouvaient se transformer en un allié de poids pour l’Iran au Moyen-Orient (9), bien que, à ce moment précis, aucun lien entre les Houtistes et l’Iran n’était avéré (10). Entre méchants iraniens et vilains salafistes, le choix fut dur, mais il permit l’appui du Conseil de Sécurité de l’ONU à l’opération militaire Tempête décisive menée en mars 2015 par l’Arabie Saoudite et certains alliés du monde arabe (Jordanie, Egypte, Soudan, Qatar, Pakistan notamment) qui permit de repousser les Houtis en passe de prendre Aden (11). Il est à partir de là possible de visualiser grossièrement la situation globale du Yémen en 2020. Au Nord, le territoire est contrôlé fermement par les Houtis, financés de manière certaine cette fois-ci par les Iraniens. Au Sud, une sorte de joyeux chaos s’est installé. Les forces loyalistes au Président exilé Hadi restent sous la houlette de l’Arabie Saoudite, mais ceux-ci se contentent surtout de frappes aériennes, et reçoivent un faible soutien de la population chaféite, qui voit d’un mauvais œil la présence de sunnites hanbalites (courant dominant chez les Saoudiens) (12). Ce sont donc les salafistes qui prospèrent le plus, Al-Qaïda possédant au Yémen sa branche la plus active avec un fort ancrage social au sein de la population (l’organisation fut par exemple en capacité de tenir seule la ville et le port de Moukalla, dans le Sud-Est, pendant près d’un an), contrairement à l’Etat islamique, qui a tenté de profiter de l’anarchie ambiante pour s’implanter, mais sans succès, si ce n’est quelques attentats et affrontements de divers types (13). Il ne faut néanmoins pas oublier le Conseil de Transition du Sud, mouvement indépendantiste du Yémen du Sud, qui a refait surface et a repris une importance telle qu’il serait difficile d’imaginer maintenant une sortie de conflit sans une nouvelle séparation du Yémen en deux (14).

Al-Qaïda possède au Yémen sa branche la plus active avec un fort ancrage social au sein de la population

Cependant, ce qu’il faut véritablement comprendre quant à la Guerre civile yéménite, c’est à quel point elle constitue une catastrophe totale sur le plan humanitaire. En effet, dans l’absolu, le nombre de morts liés directement aux combats n’est pas si élevé que cela si on le rapporte à l’ampleur et la durée du conflit, soit environ 100 000 morts depuis 2015 selon l’ONG Acled (15), des chiffres évidemment très approximatifs. Le désastre provient surtout du fait que les destructions d’infrastructures sanitaires, sociales et commerciales dans un pays qui partait déjà de loin en termes de développement plongent la population dans une pauvreté quasiment inégalée à l’échelle mondiale. Les frappes aériennes saoudiennes d’un côté et houties de l’autre ont notamment touché à de nombreuses reprises des quartiers résidentiels, des mariages, des hôpitaux (16), sans oublier le blocus opéré par l’Arabie Saoudite depuis 2017 sur des routes, aéroports, et sur le plus grand port du pays, Hodeïda, contrôlé par les Houtis, qui empêche quasiment tout ravitaillement (17). Selon un rapport de l’ONU datant du début de l’année 2018, le Yémen en tant qu’Etat a pratiquement cessé d’exister, les fonctionnaires n’étant plus payés et l’économie de guerre (trafics en tout genre, marché noir, inflation soutenue de la monnaie) s’étant durablement installée, ce qui en fait le pays le plus fragile du monde. De graves épidémies de choléra ont été recensées, touchant plus de 1 million de personnes et tuant un enfant toutes les 10 minutes (18) ; près de 7 millions de personnes sont au bord de la famine, et 21 millions sont dépendantes de l’aide humanitaire internationale pour survivre (19), une situation qui ne fait qu’empirer avec l’apparition du COVID-19 (20). Le pire, c’est que ce constat est loin d’être récent, au contraire, il est inchangé voire s’aggrave depuis plus de 2 ans. Ce qui pose évidemment question à ce stade, c’est l’action, ou plutôt l’inaction, de la communauté internationale face au dossier yéménite.

Le Yémen en tant qu’Etat a pratiquement cessé d’exister

 

Le rôle de la France face au désastre : l’heure d’assumer

Bien sûr, au niveau international, la France est loin d’être le seul pays à rechigner depuis 6 ans à s’occuper de ce qu’il se passe au Yémen, et le rôle de nombreux autres pays serait à questionner. Néanmoins, force est de reconnaître qu’avec le scandale des ventes d’armes aux Saoudiens, notre pays s’est particulièrement retrouvé sous le feu des critiques, puisqu’après les enquêtes du média Disclose, 17 ONG de défense des droits de l’Homme ont sommé la France d’arrêter ces ventes après qu’un nouveau rapport de l’ONU datant de septembre 2019 ait à nouveau souligné les crimes de guerre réalisés par la coalition loyaliste, des ventes que le Royaume-Uni a stoppé par exemple (21). Malheureusement, s’il suffisait d’arrêter de vendre des armes à l’Arabie Saoudite pour que la paix, qui est de très loin la priorité absolue au Yémen au-delà de toute considération politique, soit de retour, il est à espérer que ce fusse déjà le cas depuis longtemps. En vérité, les Yéménites sont bien malgré eux pris au milieu d’un conflit à la configuration « guerre froide » pour l’hégémonie régionale entre Iraniens et Saoudiens (22), une configuration qui laisse très peu de place aux considérations humanitaires, et qui est un comble pour ce pays censé être le symbole de la fin de la Guerre froide au Moyen-Orient en 1990. Mohamed Ben-Salman, jeune nouveau leader saoudien depuis 2017 mais déjà à la tête de la coalition loyaliste depuis 2015, a donné en septembre 2019 une interview pour l’émission américaine 60 Minutes sur la chaîne CBS News, dans laquelle il compare clairement les velléités d’expansion régionale de l’Iran à l’expansion de l’Allemagne hitlérienne dans les années 1940 en Europe (23). Outre la rhétorique absolument fallacieuse utilisée, cette comparaison montre tout de même bien à quel point la haine entre saoudiens et iraniens et forte aujourd’hui, et explique l’acharnement de ces deux acteurs sur leur terrain de jeu yéménite favori. L’Iran finance les Houtis par pur opportunisme, ces derniers ne pouvant refuser une telle aide dans leur propre combat ; l’Arabie Saoudite ne permettra jamais qu’un « bras armé iranien » s’installe définitivement à ses frontières.

Les Yéménites sont bien malgré eux pris au milieu d’un conflit à la configuration guerre froide pour l’hégémonie régionale (…), une configuration qui laisse très peu de place aux considérations humaines

Or, dans cette impasse complète, les ventes d’armes de la France peuvent être vues sous le prisme du pragmatisme. En effet, en 2018, elles ont rapporté à l’Etat pas moins de 9 milliards d’euros, avec Riyad comme 2ème client le plus important derrière l’Inde, des chiffres dont s’est félicité le gouvernement par ailleurs (24). Pour citer Coluche : « Un pays neutre, c’est un pays qui ne vend pas d’arme à un pays en guerre. Sauf s’il paie comptant » (25). Et cela résume on ne peut mieux la situation actuelle française face à la Guerre civile yéménite : d’un côté, les ventes d’armes font tourner un plein régime une industrie nationale et permettent une rentrée d’argent dans les caisses dont il serait compliqué de se passer ; de l’autre, les discours et positions officielles françaises pour la défense des droits de l’Homme installent un malaise immense autour de ces ventes. Cette position schizophrène est impossible à tenir, et constitue en quelque sorte le paroxysme maléfique de la philosophie du « en même temps », ce qui explique pourquoi l’intervention de la Ministre des Armés suite aux révélations a été si peu convaincante, consistant à reconnaître les ventes d’armes tout en feignant la connaissance de leurs utilisations au Yémen. C’est pourquoi il semble qu’il est temps pour la France d’assumer pleinement ces actions, (26). Les ventes d’armes à l’Arabie Saoudite constituent-elles un crime en soit ? Très certainement, mais dans ce cas, rien que le fait de soutenir ce régime monarchique liberticide et financeur du terrorisme l’est tout autant, et à ce compte-là, l’ensemble de la communauté internationale est dans le coup. N’est-ce pas cette même ONU, dénonçant régulièrement les crimes de guerre, qui a appuyé l’intervention saoudienne début 2015 ? Un conflit d’une telle ampleur et aussi complexe est tout sauf manichéen, et si les horreurs commises par Riyad sont souvent mises en avant, les Houtis compilent entre enrôlement d’enfants soldats, militarisation d’hôpitaux, fortes discriminations envers les minorités arrestations et exécutions arbitraires, torture, viols, voire pire encore (27). Assumer veut donc dire reconnaître le pragmatisme cynique de la France dans le conflit, soutenir pleinement la coalition saoudienne, et appuyer le fait que la meilleure chance de paix et de stabilité pour le Yémen reste le retour d’un Etat dirigé par Abdrabbo Hadi sous la houlette de Riyad. L’autre solution consistant à se faire hara-kiri sur la scène internationale, en tournant complètement le dos à l’Arabie Saoudite, première puissance du Moyen-Orient, exportateur massif de pétrole, soutenue sans faille par les Etats-Unis et la Russie.

Il ne fait en conclusion aucun doute que le conflit que traverse le Yémen depuis 2014 est absolument terrible et constitue une catastrophe humaine à tous les niveaux. Ce pays, déjà l’un des plus pauvres de la péninsule arabique, réunissait toutes les conditions nécessaires à son implosion, entre revendications nationalistes, ethniques et religieuses, le tout sur un fond de Guerre froide, menant à un enlisement profond de la situation. Le désastre absolu vécu par la population contraste avec l’inaction de la communauté internationale. C’est pourquoi il est l’heure pour de nombreux acteurs, la France en tête, d’assumer les crimes pour imposer la paix, et ce quel qu’en soit le prix politique ou idéologique. Ces considérations ne méritent pas une telle souffrance, pour un peuple à l’agonie sous nos yeux.

 

  1. Enquête de Disclose sur les ventes d’armes de la France à l’Arabie Saoudite et leurs utilisations au Yémen, documents à l’appui
  2. Résumé par l’émission Quotidien des réponses peu convaincantes de F. Parly sur les ventes d’armes de la France à l’Arabie Saoudite
  3. Résumé de l’économie et des ressources du Yémen avant la guerre
  4. Boutaleb, Assia ; Vannetzel, Marie ; Allal, Amin, Introduction aux mondes arabes en (r)évolution, Deboeck Supérieur, 2018.
  5. Watrin-Herpin, Aglaé, « Chronologie du Yémen en guerre » in Les clés du Moyen-Orient
  6. Hautemanière, Nicolas, « Qu’est-ce qu’Al-Qaïda dans la Péninsule Arabique ? » in Les clés du Moyen-Orient
  7. Bonnefoy, Laurent, « La guerre du Saada : des singularités yéménites à l’agenda international », in Critiques internationales n°48, 2010
  8. Article du Monde sur les combats à Sanaa en septembre 2014
  9. Article de l’islamologie Olivier Hanne pour le Plus du Nouvel Obs en juin 2015
  10. Article du Huff Post en anglais reprenant les mots d’Obama déclarant que l’Iran avait essayé de stopper les Houtis dans un premier temps
  11. Article du Figaro rapportant les frappes saoudiennes au Nord d’Aden en avril 2015
  12. Article de La Croix résumant la situation au Yémen
  13. Vidéo du Monde résumant la situation au Yémen avec insistance sur la présence des groupes islamistes
  14. Article de France 24 sur la tentative séparatiste du Yémen du Sud en avril 2020
  15. Chiffres de l’ONG Acled sur les morts dans les combats au Yémen avec explications
  16. Reportage d’Arte sur les conséquences des bombardements au Yémen
  17. Article de France 24 sur le blocus saoudien provoquant la famine
  18. Article de l’ONG Oxfam sur l’épidémie de choléra au Yémen
  19. Rapport de l’ONU sur la situation au Yémen en avril 2018
  20. Rapport de l’ONU du 12 juin 2020 sur l’aggravation de la situation dans le cadre du COVID
  21. Article du monde sur la cessation des ventes d’armes de Londres aux Saoudiens et la demande des ONG envers la France à faire de même
  22. Article de la BBC en français pour comprendre la « Guerre froide » Iran – Arabie Saoudite
  23. Retranscription de l’interview de MBS à CBS en septembre 2019
  24. Article du Monde sur les chiffres des ventes d’armes de la France en 2018
  25. Article de Ouest France sur le fait que Macron assume les ventes d’armes mais ne reconnaît pas qu’elles sont utilisées au Yémen
  26. Rapport de l’ONG Human Rights Watch sur les crimes de guerre commis par les Houtis

 

Votre avis nous intéresse !

Parce que vous comptez...

Résultat moyen : 4.2 / 5. 6

Soyez le premier à partager votre impression!

We are sorry that this post was not useful for you!

Let us improve this post!

Tell us how we can improve this post?

Start the discussion

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *