Qui sommes-nous?

Gavroche défend avant tout trois piliers :

  • Le souverainisme, car sans celui-ci, la démocratie se vide de sens. A quoi bon débattre si le pouvoir effectif de la communauté politique est trop amoindri pour pouvoir agir ?
  • Le socialisme car nous estimons que la tendance du capital est à sa concentration et à l’écrasement du travail. Nous souhaitons rééquilibrer la répartition de la valeur ajoutée entre le travail et le capital et refusons le préjugé d’un Etat mauvais gestionnaire. Parce que nous avons conscience que les modèles économiques ont trop longuement ignoré la limite physique des ressources planétaires, nous défendons une véritable prise en compte de l’écologie.
  • La République et la nation. Nous considérons que le débat ne peut avoir lieu si nous n’avons pas un référentiel commun sur lequel bâtir notre futur. Face aux luttes identitaires de plus en plus véhémentes, Gavroche pari sur un universalisme non-aveugle, capable de nous réunir autour d’un projet commun au-delà des caractéristiques identitaires que certains dressent en étendard de leurs combats.

 

 


                                 Gavroche, une quête de vérité

Comment rechercher la vérité ? Ici, aujourd’hui, avec les moyens qui sont les nôtres ? L’information est devenue la monnaie du journaliste. Il doit spéculer, interpréter, prendre des risques. Il fait face à une concurrence acharnée, doit être le premier à offrir une source, une vision, une explication de ce qu’il se passe. Et si l’information est erronée, la source peu fiable, la vision trop subjective… cela fera toujours du grain à moudre pour enchérir et surenchérir. Le journalisme moderne est une école boursière. Pourtant elle est dépendante de ses propres règles. Pas d’OPA hostile sur l’information. Chacun apporte sa pierre à l’édifice de la vérité même en la desservant.

 

Nous vivons dans un monde où l’Esprit hégélien travaille encore. Le processus dialectique parcourt tout notre domaine de pensée et d’action. Hegel, ce philosophe allemand, a su comprendre le monde qui nous entoure à travers un système relativement simple mais quasiment infaillible : tout est dialectique, c’est-à-dire que l’essence même des choses et des êtres est l’évolution d’une thèse brute qui s’oppose à son contraire et qui de cet affrontement en ressort grandi et chargé de sens, de vérité, et de liberté : la synthèse. Si la quête de la vérité est la quête de notre vérité et que nous baissons les bras face au subjectivisme absolu, nous avançons en réalité sur le chemin de la vérité en soi ? et pour soi. Voilà la pensée de Hegel : l’Esprit avant de se réaliser n’est que conscience de soi. Individuelle et hurlant sa vérité vers le vide, elle est malheureuse et en vient à douter même qu’elle existe. Elle doit alors jouer le jeu de la reconnaissance devant une autre conscience qui la met au défi. Il n’y a pas de vérité sans mensonge sinon on ne saurait même pas ce qu’est la vérité. « Le faux est un moment de la vérité », (Phénoménologie de l’Esprit). Pas de féminisme sans antiféminisme, pas de religion sans profane, pas de droite politique sans gauche. «  Les extrêmes se reconnaissent comme se reconnaissant mutuellement », (Phénoménologie de l’Esprit). La vérité pour être réellement vérité et acceptée comme vérité doit trouver son mensonge et lui mener la guerre.

 

Nous arrivons à Gavroche, l’enfant des barricades. Mal-aimé et faible, il a trouvé sa vérité. Elle était dans le peuple de Paris qui résistait nuit et jour à la milice. Il est devenu l’instrument de l’Esprit qui ne désire que se réaliser dans la liberté et la vérité à travers celles des hommes dans un processus dialectique infini. Gavroche qui traverse les barricades, Gavroche qui s’en va ramasser balles et sacs de poudre pour ses frères et sœurs combattants, Gavroche qui n’a pas peur car dans son innocence, il a oublié ce qu’était la peur, Gavroche le feu follet qui se rit des tirs ennemis. Gavroche qui sait qu’il est déjà mort et qu’il vient tout juste de gagner. Il a fait progresser le peuple vers la liberté et de par son image ne cessera jamais d’être une source d’inspiration. Lorsque la monarchie de Juillet était la thèse qui menaçait la liberté et la vérité, il y eut des Gavroches pour encourager l’insurrection républicaine. Il y eut des Gavroches pour mener le combat sous l’Occupation. Il y eut Proff aka Julian Assange, un Gavroche qui mit sa liberté en jeu en créant WikiLeaks, pour qu’un jour advienne celle des autres.

 

Nous pouvons tous être Gavroche. Lisez, informez-vous, comparez les sources, mettez les contradicteurs sur un piédestal, ils ouvriront la voie de la vérité ou vacilleront sous le poids de leurs erreurs. Evadez-vous sur ces barricades et ramassez les balles qui permettront d’abattre préjugés et idées reçues. Nous entamons l’aventure Gavroche pour vous offrir un média qui nous l’espérons permettra le débat de l’Esprit. Chacun à notre niveau soyons acteurs de la vérité. «  Le bourgeon disparaît dans l’éclosion de la floraison », (Phénoménologie de l’Esprit).

L’équipe Gavroche