L’extrême centre ou le poison français – Entretien avec Pierre Serna

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Explorez la politique française aux côtés de l’historien Pierre Serna. Des subtilités entre République et démocratie à l’influence de l’ « extrême centre », examinez la dualité du macronisme et son impact sur la société.  Une invitation à la lecture incontournable pour ceux qui cherchent à comprendre les enjeux politiques contemporains à la lumière de l’histoire.

Pierre Serna, historien et professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, se distingue en tant que figure éminente de l’histoire révolutionnaire. Membre de l’Institut universitaire de France, il dirige la revue « La Révolution française » et la collection « La chose publique » aux éditions Champ Vallon. Inventeur du concept d’extrême centre, qu’il a développé dans « L’extrême Centre ou le poison français : 1789-2019 » (Champ Vallon, 2018), Pierre Serna offre une perspective unique sur l’évolution politique française.


Gavroche : Dans votre livre, vous établissez une distinction entre la République et la démocratie. Pourriez-vous expliquer cette distinction, ainsi que la manière dont ces deux principes interagissent aujourd’hui ?

Pierre Serna : C’est un sujet qui m’intéresse particulièrement, car je pense que la confusion entre ces deux concepts est préjudiciable et représente l’une des clés pour comprendre la crise politique actuelle. La République englobe deux éléments : un appareil institutionnel et un ensemble de valeurs.

L’appareil institutionnel de la République repose sur une culture constitutionnelle née pendant la Révolution, fondant ainsi le régime républicain. En d’autres termes, la République est constituée d’institutions qui la mettent en œuvre, mais elle repose également sur un système de valeurs. Ces valeurs républicaines sont cruciales, car la République n’a de sens que si elle est portée par des individus qui se considèrent comme républicains.

Cependant, la République seule, et c’est la leçon de la Révolution française, peut devenir une dictature, d’où la nécessaire intervention de la démocratie. La démocratie, tout comme la République, est complexe car elle englobe deux aspects. D’une part, elle incarne l’idée de la souveraineté illimitée du peuple, établie par la Révolution, créant ainsi une entité globale capable d’agir et de gouverner. D’autre part, la démocratie, tout comme la République, est une action. Être démocrate signifie agir au sein de la société.

La fusion de deux éléments donne naissance à une nouveauté qui est apparue pendant la Révolution française : la République démocratique. Cependant, dans notre société, le parti des abstentionnistes est hélas le premier parti de France, et cela pose donc un vrai problème quant à la nature même de cette démocratie.

La République seule, et c’est la leçon de la Révolution française, peut devenir une dictature, d’où la nécessaire intervention de la démocratie.

 

Gavroche : Tout au long de l’ouvrage, vous pointez un « extrême centre » qui semble avoir une emprise importante sur l’appareil étatique français. Pourriez-vous préciser les caractéristiques principales de cette entité politique et expliquer sa manifestation à travers les crises historiques qu’a connues le pays ?

P. Serna : L’extrême centre n’est pas un concept vague. Il ne désigne pas tous les centres, mais plutôt un moment très précis. J’ai pris soin de construire cet oxymore, associant « extrême » à une radicalité et « centre » à l’idée de modération.

Pourquoi avoir élaboré ce concept mêlant radicalité et modération ? Pendant certaines crises de la décennie révolutionnaire, trois éléments étaient utilisés par ceux qui cherchaient à conserver ou conquérir le pouvoir. En périodes de radicalité contre-révolutionnaire ou révolutionnaire, l’appel à la modération était le premier élément, une exigence pour sortir de la crise politique.

Le deuxième élément était une souplesse politique proche du girouettisme. Dans certains moments, au nom du réalisme imposé par la crise, il était accepté de changer de parti, d’idées, de se déplacer sur l’échiquier politique, illustrant une flexibilité politique où les principes étaient relégués au second plan, voire considérés comme dangereux en incitant à la radicalité.

Le troisième élément consistait à conquérir le pouvoir exécutif pour que cette politique devienne opératoire. Bien que la Révolution ait glorifié le pouvoir législatif, dès le début, la primauté du pouvoir exécutif s’est imposée.

Ces trois éléments, modération politique, souplesse politique et conquête du pouvoir exécutif, m’ont conduit à penser qu’un lieu invisible, non nommé dans l’histoire politique française, existait, appelé l’extrême centre. Ce système a fonctionné dans des moments de crise politique depuis 1792, tels que Thermidor (1794), le Consulat (1799), les Cent-Jours (1815), quelques épisodes de la IIIe République, et même en 1958.

Gavroche : Vous faites référence à la notion de « girouettisme » comme un élément constitutif de cet extrême centre. Pouvez-vous expliquer comment cette flexibilité politique sert les intérêts de cette entité et influence-t-elle la gouvernance du pays ?

P. Serna : La notion de girouettisme est la plus spectaculaire, c’est celle qui m’a amené à travailler sur cet espace politique que je ne savais pas nommer au départ. Dans les années 70/80, une école politique, fortement influencée par René Rémond, dominait le paysage historique français. Elle interprétait l’histoire politique comme une lutte constante entre la droite et la gauche, bloquant les institutions et créant une spécificité française, souvent perçue comme un système moins pacifié que celui de l’Angleterre ou des États-Unis avec leur alternance entre républicains et démocrates.

Cependant, cette approche idéologisée négligeait les moments clés de crises qui, dans l’histoire de la France, ont souvent été provoqués par des individus perçus comme des traîtres, des transfuges, des opportunistes ou des girouettes. Bien que l’histoire des girouettes puisse sembler moins glorieuse que celle des partis radicaux ou des contre-révolutionnaires, elle a joué un rôle crucial dans la reconfiguration politique en réponse aux opportunités ou aux changements de l’air du temps.

En temps de crise, des acteurs politiques ont souvent abandonné leurs anciens alliés pour saisir de nouvelles opportunités, contribuant ainsi à la création de nouvelles offres politiques. Le girouettisme politique n’est pas simplement le combat pour défendre la raison de l’État au-dessus des partis, comme il se présente lui-même. Il est également l’histoire de parcours individuels qui, grâce à des opportunités politiques, ont réussi à faire carrière, voire à construire leur propre fortune ou célébrité. Ce phénomène complexe a influencé la gouvernance du pays en introduisant des acteurs aux trajectoires individuelles souvent motivées par l’opportunisme politique.

 

Gavroche : Dans votre analyse, vous abordez la manière dont le pouvoir exécutif prédomine au détriment du pouvoir législatif dans cette configuration d’extrême centre. Comment cette asymétrie affecte-t-elle le fonctionnement démocratique de la France ?

P. Serna : L’idée largement répandue d’un pouvoir législatif prédominant, selon le modèle de la IIIème République, mérite nuance. La Révolution française cherchait à donner au pouvoir législatif, incarné par l’Assemblée nationale, une souveraineté prépondérante. Cependant, la réalité a rapidement montré que le pouvoir exécutif devait avoir une réelle puissance pour appliquer la loi.

Le modèle idéal préconisait que le pouvoir législatif crée la loi et que le pouvoir exécutif se contente de l’appliquer. Toutefois, dans la pratique, il a été nécessaire de trouver un équilibre délicat entre le contrôle du pouvoir exécutif par le législatif et la nécessité d’accorder à ce dernier une autonomie suffisante pour assurer une application efficace des lois.

L’épreuve de la guerre, à partir de 1792, a profondément transformé l’histoire de France. La guerre a imposé un impératif où le gouvernement, notamment le pouvoir exécutif, devait être fort pour assurer la victoire. Ainsi, la République a émergé dans ce contexte, développant un pouvoir exécutif robuste, comme en témoignent les comités de gouvernement tels que le comité de législation, le comité de salut public, et le comité de sûreté général. 

Ainsi, au fil de l’histoire de la République, entre 1789 et 1944, des soubresauts violents ont marqué les moments où la conquête du pouvoir a conduit à la compréhension que le pouvoir exécutif devait être conquis. Cette dynamique paradoxale s’oppose à une des leçons politiques initiales de la Révolution qui aurait dû être que le pouvoir exécutif, comme dans d’autres pays, soit constamment subordonné au pouvoir législatif.

 

Gavroche : Comment évaluez-vous le rôle historique de la presse en tant que force de critique politique et sociale, et quelles implications cela pourrait-il avoir sur le rôle actuel des médias dans la gouvernance et la responsabilisation des pouvoirs en place ?

P. Serna : Votre question m’invite à réfléchir sur le rôle crucial de la presse, en particulier pendant la Révolution française. Aborder la question des médias actuels suscite une réserve, car ils semblent être fragmentés, immergés dans l’immédiateté et la politique de l’émotion.

Dès la Révolution, la presse devient un terrain de construction du débat politique, de la dispute, voire de la polémique. Une presse libre, engagée et opposée se développe, accueillant des plumes talentueuses qui contribuent à façonner l’opinion publique.

Cependant, certains penseurs et politiques discernent rapidement la différence entre l’opinion publique et l’esprit public. L’opinion publique représente le débat où chacun peut avoir son point de vue, mais l’esprit public est la manière dont les médias construisent une harmonie sociale et participent à l’éducation politique. Ils réalisent que les médias doivent contribuer à la formation des opinions en fournissant des éléments pour créer véritablement le débat, et non simplement être le débat.

D’ailleurs, un des grands journaux du Directoire, La Décade, un journal philosophique, littéraire et historique, a pour vocation pas simplement de donner des opinions, mais d’aider à la formation des opinions en faisant écrire des savants, des professeurs, des hommes de science, et des juristes.

Dans l’idéal, les médias devraient contribuer à construire la citoyenneté en favorisant la réflexion sur les valeurs politiques, philosophiques, civiques, éthiques et laïques. Ils devraient fournir des informations factuelles, liées à la réflexion et à la construction du débat, sans être didactiques ou moralisateurs. Malheureusement, la tendance actuelle à privilégier l’audience sur la valeur de la formation peut conduire à une cacophonie où la politique de l’émotion l’emporte, bien que des médias de qualité subsistent.

Dans l’idéal, les médias devraient contribuer à construire la citoyenneté.

 

Gavroche : Dans votre analyse de la politique d’Emmanuel Macron, vous évoquez l’idée d’une «schizophrénie sociétale » provoquée par le macronisme. Pourriez-vous expliquer comment cette contradiction entre discours et réalité impacte la société selon vous ?

P. Serna : En tant qu’historien spécialisé dans l’histoire de la Révolution française, lorsque j’aborde le concept d’extrême centre, ce n’est en aucun cas une attaque personnelle, et certainement pas dirigée contre le président de la République. Cependant, je constate que lors de son élection, il a utilisé un programme qu’il a qualifié de « Révolution ». En examinant ce programme, qui est intéressant à plus d’un titre, je remarque que le candidat, devenu président, utilise des termes et des concepts importants tels que « révolution », « liberté », « égalité » – des concepts directement issus de l’héritage républicain voire révolutionnaire. Cependant, dans la réalité, il met en œuvre un programme très libéral, loin des valeurs d’une République démocratique et sociale que son discours pourrait laisser penser.

Il y a donc un décalage entre les paroles et les actes, une confusion qui brouille la compréhension de ce qui est dit et de ce qui est réellement fait. Cela devient particulièrement préoccupant lorsque, par exemple, le président admet que certaines lois sous son quinquennat sont potentiellement anticonstitutionnelles, avant même que le Conseil constitutionnel ne se prononce. Ce brouillage conduit à des dysfonctionnements des institutions au plus haut niveau de l’État, comme l’a souligné récemment le président du Conseil constitutionnel, Monsieur Fabius, rappelant que le Conseil constitutionnel n’est ni une chambre d’appel pour le Parlement, ni une chambre de l’opinion publique.

Gavroche : Selon vous, en quoi et comment l’analyse historique peut-elle contribuer à la compréhension des structures politiques actuelles et à l’anticipation des tendances futures ?

P. Serna : Pour nous, historiens, et peut-être pour d’autres spécialistes des sciences humaines, comme le soulignait Marc Bloch, un historien est un citoyen de son temps présent. Concrètement, cela signifie que je me pose des questions en tant que citoyen observant la société dans laquelle je vis.

Remontant dans ma propre histoire, j’ai grandi avec l’élection de François Mitterrand en 1981. En 1986, j’ai vécu l’impensable dans les institutions de la Vème République, à savoir la cohabitation. Ensuite, la seconde réélection de François Mitterrand sur un programme de République du centre que Pierre Rosanvallon, Jacques Julliard, et François Furet avaient problématisé dans “La République du centre”. Les événements politiques ont continué avec d’autres cohabitations impliquant Chirac, Jospin, et la montée de l’extrême droite depuis 2002, déclenchant une crise politique. Cette crise m’a fait penser que nous étions sortis du moment fondateur de la Vème République, comparable à celui de la Révolution de 1789-1794, pour entrer dans une période de gestion de crise politique, évoquant le Directoire de la Vème République.

Un historien est un citoyen de son temps présent.

L’histoire révèle une récurrence de phénomènes tels que les idées de contre-révolution, d’anti-républicanisme, et d’anti-démocratie, déjà présentes, par exemple, lors de la guerre de Vendée. La culture martiale française, non militariste mais fondée sur des figures en uniforme telles que Bonaparte, Louis Napoléon Bonaparte, le général Boulanger, Pétain, et le général De Gaulle, montre des similitudes malgré leurs différences. Le prestige militaire de ces figures a souvent joué un rôle majeur dans le renversement de la République, affirmant « nous sommes au-dessus des partis et nous allons nous imposer ». Cela offre une perspective historique à ce que nous vivons, loin de l’urgence et de la panique, en évitant de considérer la situation comme inéluctable.

Les crises politiques, la montée du populisme, la croyance en un sauveur de l’État, et les forces anti-républicaines, anti-démocratiques, et anti-cosmopolites ne sont pas des situations nouvelles. Elles ont des précédents dans l’histoire longue de la politique française, souvent négligés et insuffisamment nommés. Le vocabulaire utilisé par les historiens peut être un obstacle, mais j’ai osé introduire le terme « extrême centre » pour souligner que ces positions centristes préparent le terrain pour les mouvements d’extrême droite. En somme, dans l’histoire de France, les extrêmes centres préparent les extrêmes droites.

 

Gavroche : Vous mentionnez la nécessité de cesser de focaliser sur la personnalité de Macron pour mieux comprendre les structures qu’il édifie. Pourriez-vous expliquer davantage comment cette focalisation sur la personne du président masque les transformations structurelles en cours ?

P. Serna : C’est aussi l’un des enjeux méthodologiques que je me suis posé. Quand j’ai commencé cette réflexion – depuis longtemps puisque le livre « L’extrême centre » est issu d’une thèse soutenue en 2005 sur la République des girouettes – tout le monde pensait que j’allais consacrer un chapitre, évidemment, à Fouché et Talleyrand, les deux diables de l’histoire de France. Pourtant, je ne l’ai pas fait. Je ne l’ai pas fait parce que sinon, il me semble que je serais tombé dans un piège méthodologique qui consistait à prendre l’arbre pour la forêt. Qu’est-ce que ça veut donc dire ?

Cela signifie qu’en France, cette naissance violente, brutale, guerrière de l’État a immédiatement créé un pouvoir administratif qui, comme son nom l’indique, est directement sous le pouvoir exécutif. Si l’on examine les branches – le pouvoir exécutif, le pouvoir de l’administration, le pouvoir de l’armée, le pouvoir de la police – ce pouvoir est énorme dans l’histoire de France, peut-être aussi dans d’autres pays, mais plus particulièrement en France, où il va exister de façon chaotique et glorieuse. Les batailles seront remportées, la guerre sera gagnée, conférant aux serviteurs de l’État une importance considérable. Ils prétendent toujours être neutres, assurant la survie de l’État de régime en régime, mais un État républicain n’est pas forcément un État consulaire, qui n’est pas forcément un État impérial, qui n’est pas forcément un État royal.

Cette habitude de se protéger derrière une pseudo-neutralité, qui est en réalité une défense d’intérêts de classe, de groupe, de dynastie, d’administrateurs, est observable de la Révolution au XIXe siècle dans le corps préfectoral, dans le corps de la justice, dans le corps de la magistrature, dans le corps d’autres fonctions publiques et armées. Cela crée une sorte d’invisibilité d’un groupe qui tient la structure de l’État et qui, parfois, se cache derrière celui qui incarne l’État. Il n’y avait pas que De Gaulle, mais tous les ingénieurs, commissaires, et planificateurs qui ont construit la France des années 60-70.

Ce n’est pas seulement le président de la République aujourd’hui, il y a derrière lui tout un groupe assez bien défini. Les travaux de Thomas Piketty, qui vient d’écrire un livre avec Julia Cagé, montrent bien qu’il existe une élite fonctionnant dans une alliance entre privé et public, qui tient cet État et qui le transforme profondément en ce moment. Bien sûr, le président Macron incarne cette politique, mais il ne peut la mener seul. Il la mène parce qu’il y a tout un groupe de personnes, une grande partie de l’élite française, qui mine délibérément ce qu’a été l’héritage de la Seconde Guerre mondiale, c’est-à-dire la volonté de reconstruire la France selon des principes de partage, d’une plus grande égalité sociale, de plus grande progression sociale et de plus grande possibilité d’élévation sociale pour les plus modestes. C’est la France du Comité national de la résistance, de la sécurité sociale, et de toutes les améliorations que nos parents ont connues et qui disparaissent petit à petit.

Il existe une élite fonctionnant dans une alliance entre privé et public, qui tient cet État et qui le transforme profondément en ce moment.

 

Gavroche : Comment voyez-vous l’évolution de la situation politique et sociale en France depuis la publication de votre livre jusqu’à aujourd’hui, notamment en termes de polarisation et de représentativité politique ?

P. Serna : C’est une question complexe. D’abord, si je fais un acte d’historien citoyen en rédigeant ce texte, je reste spécialiste de l’histoire de la révolution, n’ayant pas la prétention de décrypter l’actualité politique comme le ferait un politiste ou un politologue.

D’un autre côté, sans vouloir paraître trop immodeste, j’ai bien peur d’avoir eu raison. Depuis la parution du livre en 2018, la politique de débauchage à droite et à gauche a perduré, avec des résultats mitigés, comme on peut le constater. La volonté de tenir un discours modéré en radicalisant les autres, en les qualifiant d’extrémistes qui ne font plus partie de l’arc républicain, est assez marquante. Cette stratégie de dire « eux, ce sont les extrémistes, nous, nous tenons le discours de la raison, de la modération » se traduit concrètement par un État de plus en plus policier, répressif, et sévère, avec des refus évidents de dialoguer socialement. Cela ne vient pas de moi, mais de la Cour européenne de justice et de l’Organisation des Nations unies, qui appellent à plus de tempérance face à l’utilisation des forces policières lors des manifestations démocratiques en France. Ce n’est pas une image glorieuse pour le pays.

Plus inquiétant encore, bien que je ne puisse pas prédire l’avenir en tant qu’historien qui lit le passé, si l’enchaînement des causes et des effets peut se répéter de manière différente, nous devons sérieusement nous inquiéter de ce qui pourrait se passer pour la République démocratique en 2027. Ainsi, la théorie de l’extrême centre me semble hélas opératoire, et je crains que la réalité ne confirme en partie mon intuition.

 

Pierre Serna, L’extrême centre ou le poison français: 1789-2019, 2019. Champ Vallon Editions, 20 €

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